Ile Longue 1914-1919
Ile Longue 1914-1919, le camp de prisonniers

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

les captures en métropole et en Belgique
Article mis en ligne le 19 octobre 2014
dernière modification le 24 décembre 2014

par Bernard
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Le 1er août 1914, les affiches annonçant la mobilisation fleurissent sur les murs de France. Plus discrètes, à côté d’elles, sont placardées celles qui concernent les étrangers : « Tous les étrangers, sans distinction de nationalité, seront autorisés à quitter la France, jusqu’à la fin du premier jour de la mobilisation (24ème heure). Ils pourront utiliser, au cours du premier jour de la mobilisation, et dans la limite des places disponibles, les différents trains qui circuleront encore… »

Les étrangers, et notamment les Allemands et les Austro-Hongrois ont donc quelques heures seulement pour quitter le territoire, faute de quoi ils devront se faire recenser à la mairie ou au commissariat de leur domicile ou lieu de résidence. La chasse au « Boche » est ouverte ! Allemands et Austro-Hongrois sont alors parfois molestés et, à Paris, des magasins allemands sont détruits. Les nouveaux indésirables travaillent en France, souvent depuis plusieurs années, y ont fondé une famille, parfois avec une Française, et occupent les métiers les plus divers : coiffeur, tailleur, serrurier, mécanicien, portier, commerçant, ingénieur, boucher, hôtelier, journaliste. Ils vivent dans de nombreuses villes : Bordeaux, Brest, Châlons-sur-Marne, Châteauroux, Cherbourg, Le Havre, Lyon, Marseille, Paris. Certains sont étudiants ou simplement touristes. C’est le cas du jeune normalien hongrois Aladar Kuncz qui profite de l’été en Bretagne, à Carantec. Dans les ports relâchent de nombreux marins du commerce. Les navires, même neutres, sont retenus, saisis s’ils battent pavillon allemand ou autrichien et les ressortissants de ces pays sont internés, quelle que soit la nationalité du pavillon de leur navire.

Dans les premiers jours de la guerre ils doivent simplement se signaler, ne pas se déplacer et attendre les consignes. Elles commencent à arriver une dizaine de jours plus tard et ces civils vont dans un premier temps être évacués vers des centres de regroupement où ils sont encore libres de leurs mouvements. Mais ils sont de là bien vite envoyés vers des camps de concentration, terme officiel de l’époque, sous un régime de privation totale de liberté et dans des conditions d’hygiène et une promiscuité, dans la plupart des camps, indignes.

Pour le seul camp de l’Île-Longue, on peut estimer à 600 le nombre de ces ressortissants capturés en France métropolitaine et à une centaine en Belgique (Bruges, Bruxelles, Gand...)

Traité de l'Elysée

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