Ile Longue 1914-1919
Ile Longue 1914-1919, le camp de prisonniers

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

Les évasions
Article mis en ligne le 20 janvier 2013
dernière modification le 6 novembre 2016

par Didier
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En choisissant d’établir un camp de prisonniers sur l’Île longue, à l’été 1914, les autorités font le choix d’un lieu facile à surveiller. « Il serait aisé de transformer l’Île longue en camp d’internement par le barrage d’un isthme très étroit… On conçoit qu’un camp de ce genre pourrait contenir plusieurs milliers de prisonniers tout en permettant de réduire au minimum le personnel de surveillance et les frais généraux d’entretien… Ce système offre la plus grande garantie de sécurité contre les tentatives d’évasion » (24 août 1914).

L’édification d’un camp à l’extrémité d’une île bordée de hautes falaises, qui plus est fermée par un solide retranchement depuis la fin du XIXème siècle, offre déjà des garanties d’isolement. Le camp lui-même est ceint de clôtures et d’un chemin de ronde surveillé par les sentinelles du 87ème Régiment d’infanterie terrotoriale. En outre un poste de garde est édifié à l’entrée de l’île, à Stag ar Mor, et complété par un barrage supplémentaire de barbelés sur la grève, côté continent, surveillé, la nuit, par deux sentinelles. Tout semble avoir été fait afin de dissuader les internés de s’évader.

De fait, les tentatives d’évasion seront peu nombreuses pendant les premières années de fonctionnement du camp. À la date du 31 décembre 1916, on compte en effet quatre évasions, soient celles de huit civils et de quatre militaires, dont une seule en 1916. À la Noël 1916, Joseph Krajcsack, mécanicien hongrois, a réussi à s’évader en coupant la clôture au niveau de la baraque servant de bibliothèque. Son absence n’est constatée qu’au milieu de la matinée du 25 décembre. Durant ce laps de temps, J. Krajcsak a réussi à quitter l’Île longue en passant par les carrières à l’ouest de l’île, puis en franchissant le barrage de Stag ar Mor. En longeant le rivage, il finit par gagner Landévennec où il est arrêté, près de Daoubors, par six jeunes gens âgés de 15 à 17 ans. Conduit à la gendarmerie, il essaye tout d’abord de se faire passer pour un travailleur espagnol, avant d’expliquer que, n’ayant aucun camarade au camp, il avait cherché à gagner Brest afin de pouvoir travailler à la pyrotechnie ! J. Krajcsak a profité de la tempête qui sévissait ce jour-là pour s’évader. Cette tentative lui vaut trente jours de cellule. Il est vrai qu’il avait déjà tenté de s’évader du camp d’Uzès (Gard) le 5 mars 1916. En août 1915, ils étaient trois à avoir tenté leur chance en se glissant sous la clôture, malgré le chien de garde, puis en gagnant la grève où ils trouvèrent un canot. Ils furent cependant repris à Kergallec, non loin de la pointe de l’Armorique (Plougastel-Daoulas) où ils avaient abordé. L’un d’eux, interprète dans le camp, était porteur de cartes d’état-major sur lesquelles était tracée une route leur permettant de rejoindre l’Allemagne. L’évasion avait manifestement été minutieusement préparée. Quelques jours plus tard, le 1er septembre 1915, cinq autres prisonniers s’évadent, cette fois-ci par le terrain de sports. Bien que non répertorié parmi les évasions, le suicide d’Albert F… s’y apparente. Le 2 janvier 1916, à 18 h 45, il a quitté sa chambre de l’infirmerie où il est soigné pour ne plus réapparaître. En dépit des recherches entreprises sur l’île par plus de soixante hommes, on ne le retrouvera pas. « L’impression générale est que F… s’est jeté à la mer… ».

Il ne suffit toutefois pas de franchir les clôtures du camp pour se considérer libre. Une fois dehors, le candidat à l’évasion se trouve en territoire hostile et ne dispose que de peu de repères. Le 24 février 1917, Hermann Schmidt est ainsi interpellé par un marin devant la caserne de Quélern. Il s’est dirigé vers l’ouest, alors que les seules issues de la presqu’île de Crozon se trouvent à l’est. Le 28 avril 1917, Jacob Abler, Otto Clavel et Walter Von Langenschwartz sont repérés par des enfants de onze ans au cap de la Chèvre, puis conduits jusqu’au sémaphore où ils sont confiés à la garde des guetteurs sémaphoriques. Ils s’étaient évadés dans la nuit du 21 au 22 avril avant de découvrir une embarcation qui leur a permis d’aborder à Roscanvel. De là, ils ont longé la côte, passant par le Toulinguet, puis Penhir, se cachant le jour et se déplaçant de nuit. Ils espéraient gagner ainsi la frontière espagnole. Cette tentative sera sanctionnée par trente jours de cellule et par un internement dans le dépôt disciplinaire de l’île de Groix. Quant à John Charles Michael Sailer, dit Hansen, et à Hermann Brüning, ils ont conçu le projet de gagner à la nage un navire espagnol mouillé en rade de Brest le 5 septembre 1917. Se rendant compte de la distance qui les sépare du bateau, ils renoncent et tentent leur chance par voie terrestre. Après s’être cachés dans une meule de foin, ils finissent par se montrer dans l’intention de se faire arrêter, n’ayant ni argent, ni vivres. Une jeune femme les nourrit, tout en faisant prévenir la proche garnison des canonniers-marins de Kerbonn.

L’année 1918 compte peu de tentatives d’évasion. Signalons même que les états de semaine ne mentionnent aucune punition de cellule ou de prison pour la période qui s’étend du 22 novembre 1918 au 10 janvier 1919. Doit-on en conclure que la signature d’un armistice le 11 novembre 1918 et l’espoir d’une libération prochaine ont favorisé la discipline dans le camp ? A moins que ce ne soit l’épidémie de grippe qui sévit alors dans le camp ?

En 1919, par contre, les tentatives d’évasion se font plus nombreuses. L’impatience d’un départ qui se fait attendre l’explique certainement en partie. Mais, plus sûrement, c’est le regroupement à l’Île longue des internés en provenance des autres camps fermant peu à peu qui explique cette recrudescence d’évasions. « Le mauvais esprit… règne au dépôt de l’Île longue par suite de l’arrivée des internés des dépôts de Noirmoutier, Luçon et l’Île d’Yeu » écrit-on le 4 mai 1919. Les effectifs militaires accordés à la surveillance du camp s’amenuisent également au point de devenir presque symboliques. La présence d’importants camps américains autour de l’Île longue, à Brest en particulier, semble avoir également été un élément favorable aux tentatives d’évasions. Nombre des internés civils de l’Île longue ont en effet vécu aux Etats-Unis avant la guerre et en maîtrisent la langue. On craint dès lors, qu’une fois franchies les clôtures, les évadés ne tentent de se faire passer pour des Américains et ainsi franchir le poste de Stag ar Mor. Ainsi, dans la nuit du 11 au 12 mai 1919, Aloïs Baranowski et Walter Johannes Karl Schmidt tentent de rejoindre la caserne de Pontanezen, près de Brest, où sont stationnées les troupes américaines, et de s’embarquer dans un wagon à destination de l’Allemagne, en profitant des trains de permissionnaires. Après être passés à pied par Crozon, Châteaulin et Landerneau, ils sont arrêtés par des soldats américains près de Pontanezen. À cette date, un détachement de quarante-cinq Américains est stationné sur l’Île longue pour travailler dans les carrières de pierres. Le 22 avril 1919, on soupçonne que l’évasion de Georges Spindler a été favorisée par cette proximité et qu’il a pu franchir le poste de police de Stag ar Mor sous des vêtements américains. Les craintes semblent avérées. Le 18 mai, des soldats américains signalent que deux internés se sont rendus parmi eux. Walter Magdeburg est ainsi arrêté par une patrouille. Il avait noué des contacts avec un soldat qui connaissait son oncle dans le Minnesota et qui avait promis de l’aider à s’évader en canot. Le second évadé, Alfred Hermann Stein, est quant à lui interpellé près du camp où il avait choisi de revenir après avoir entendu un coup de feu.

Après cette première vague d’évasions au printemps 1919, le camp en connaît une deuxième en août. Aloïs Baranowski, encore une fois, et Carl Kübler lancent le mouvement le 31 juillet. Ils ne seront repris que quelques jours plus tard, en mer, au large de l’Île de Groix. Tout comme Ernst Mack et Ernst Trakies, évadés depuis le 4 août, qui sont repris au large de Belle-Île, à bord du vapeur norvégien St Andrews. Ils avaient réussi à s’embarquer dans un train à Rosporden, à destination de Nantes. En se glissant sous les barbelés, le 21 août, Walter Doerschlag et Kurt Schütze escomptent aussi pouvoir gagner Nantes à pied et y trouver à s’embarquer sur un bateau à destination de la Suède. Ils sont surpris par une sentinelle. Quant à Fritz Wilhelm Ludwig Pasch, il profite d’une visite à l’hôpital de Brest le 21 août, accompagné de quatre autres internés et sous la surveillance d’un seul homme, pour s’évader. Que pouvait faire le gardien ? Le poursuivre, au risque de perdre les quatre autres prisonniers ? Fritz Pasch parviendra en Espagne, à Bilbao, d’où il adressera un courrier au sous-préfet de Brest pour lui demander de transférer le solde de son compte sur celui du comité de secours des internés civils allemands de l’Île longue. Or une lettre anonyme vient justement de dénoncer le rôle de ce comité de secours dans l’organisation des évasions.

L’évasion peut aussi mal tourner. Le 27 août, après avoir interpellé un premier fuyard, les sentinelles de Stag ar Mor aperçoivent deux ombres qui cherchent à se défiler dans l’eau. Au moment de leur interpellation, un des deux individus projette, au moyen d’une pompe, un liquide que la sentinelle pense avoir reconnu être de l’ypérite. Dans la bagarre qui s’ensuit, l’interné Walter Magdeburg, déjà impliqué dans une précédente tentative, est blessé d’un coup de baïonnette. « Si j’avais eu un revolver, j’aurais pu tirer et j’aurais tiré » déclare-t-il. La tension semble monter dans le camp. Déjà le 16 juin 1919, une sentinelle, passablement excitée par quelques internés qui l’insultaient, a fait feu en direction des baraquements, blessant mortellement Karl John Natwiski tranquillement assis sur son lit.

Le 1er septembre, Max Pretzfelder, artiste-peintre, est arrêté à Hendaye, près de la frontière espagnole. Il s’était évadé de l’Île-Longue dans la nuit du 30 au 31 août, en compagnie de Carl Ahnert. « Des évasions ont lieu toutes les nuits depuis six jours. Les hommes de garde sont très attentifs surtout depuis l’agression dont a été victime le soldat Conan (le 27 août) » constate le lieutenant Peube-Locou. Il attire l’attention sur l’absence de contrôles à la sortie et à la rentrée dans le camp lors des baignades, sur l’absence de rigueur lors des appels et sur le fait que plusieurs évasions se sont produites suite à la visite d’une femme dans le dépôt. Celle-ci sera rapidement mise hors de cause. Elle rendait visite à son époux interné et ses entretiens étaient surveillés. Le chef du dépôt récuse les autres accusations. « La peine de prison laisse les coupables indifférents et les cellules sont en nombre insuffisant pour les isoler ». Civils et militaires se renvoient les responsabilités, mais sont d’accord sur un point : le mauvais état de la clôture de barbelés dans la partie nord-est du camp, derrière l’infirmerie et les cuves d’eau. Il est aussi nécessaire de débroussailler les abords du camp où les évadés peuvent se dissimuler et se dérober à la vue des sentinelles. Il est prévu par ailleurs la démobilisation des troupes à la date du 15 septembre 1919, ce qui amène le préfet à solliciter « à titre exceptionnel le maintien à l’Île longue de la compagnie de garde ». Sa requête sera entendue.

Une troisième vague d’évasions se produit à l’automne. Le 18 septembre, August Wessels et Ernst Trakies sont arrêtés sur le chemin de ronde autour du camp. Ernst Trakies est un récidiviste, mais cela ne l’empêche pas de tenter à nouveau sa chance trois jours plus tard, en compagnie cette fois d’Ernst Mack, son complice du 4 août, et de Hans Timmermann. Ils seront interpellés sur le littoral de l’île. Ernst Trakies déclare avoir fabriqué une fausse clef pour ouvrir la porte de sa cellule. Dans quelques jours il sera dirigé vers le camp disciplinaire de l’Île de Groix. « La nervosité est devenue plus aiguë que jamais par suite des lenteurs apportées à leur libération qu’ils avaient escomptée très prochaine : d’ailleurs le nombre des évasions qui s’est sensiblement accru dans ces dernières semaines est symptomatique de leur état d’esprit. Les surveillants ont noté de leur part des dispositions agressives et ils demandent à être munis de revolvers pour pouvoir se défendre en cas de besoin pendant les rondes de nuit » fait savoir le chef du dépôt le 25 septembre. Le préfet ne semble cependant pas décidé à armer les surveillants, seul le chef du dépôt sera doté d’un revolver.
Pendant ce temps les évasions se poursuivent. Le 4 octobre, la Gendarmerie interpelle trois internés à Locronan, rue du Four, puis trois autres rue de Douarnenez. Ce même jour, deux autres évadés sont arrêtés à Quimerc’h par un lieutenant des Douanes. Dix autres internés sont encore interpellés sur le quai de la gare de Châteaulin, puis deux autres dans la salle d’attente, et encore deux autres sur le chemin de la gare. Le lendemain un gendarme à cheval arrête deux autres évadés à quatre kilomètres de Quimper. Ce sont donc vingt-quatre internés de l’Île longue qui sont arrêtés en quelques heures. Pourtant aucun manquant n’est signalé à l’Île-Longue depuis le 26 septembre ! Le sous-préfet ordonne donc de procéder à un appel général. Seuls deux absents sont signalés ! « Il convient de dire qu’un grand nombre d’internés ont refusé de se rendre à l’appel ou essayé de l’empêcher ». Finalement on dénombre trente-sept absents. La plus importante évasion qu’ait connu le camp de l’Île longue s’est déroulée sans que la direction du dépôt ne s’en aperçoive ! Il faut dire que la compagnie de surveillance est, à cette date, réduite à sa plus simple expression : un lieutenant, un adjudant-chef, sept sergents, trois caporaux et quinze soldats, soit donc un total de vingt-sept hommes.

Une partie des évadés de la nuit du 3 au 4 octobre a donc retrouvé la liberté. Même si nous sommes moins bien renseignés, nous sommes obligés de constater que certaines évasions réussissent. Nous l’avons vu pour Fritz Pasch qui écrira d’Espagne au sous-préfet. Ce sera également le cas du commerçant new-yorkais Georges Spindler, évadé le 19 avril 1919. En octobre, il n’avait toujours pas été repris et on recherchait encore son adresse en Allemagne en janvier 1920. D’autres évasions, dont certaines réussies, se produiront lors des séjours dans les chantiers extérieurs. Ce sera notamment le cas pour des ouvriers agricoles transférés dans l’Allier (Herman Peil, Heinrich Dietl, Ludwig Nesweda, Friedrich Robitsch, Louis Schroeder, Josef Duhmen, Johann Ilia, Walter Kempf…) ou l’Indre-et-Loire (Franz Amude…).

A l’Île longue même, les évasions se poursuivent jusqu’à la fermeture définitive du camp. Isidore Fischmann s’échappe ainsi dans la nuit du 28 au 29 octobre 1919. Repris, il tente à nouveau sa chance, en compagnie d’Ottavio Messer, dans la nuit du 1er au 2 décembre. Ils seront arrêtés sur le quai de Châteaulin. « Leur évasion (a été) rendue possible par le fait qu’il n’y a plus pour surveiller la périphérie du camp un service de garde militaire effective ». Quelques jours plus tôt, Andreas Thurner et Adolf Krois s’étaient également évadés et les recherches pour les retrouver s’étaient avérées vaines. Arrêtés le 15 août 1914 à Anvers, à bord de la « Menominee » (voir la rubrique "les captures en mer), par les Belges, ils auraient dû être libérés en septembre 1919 en tant que citoyens austro-hongrois, mais le gouvernement belge s’y était opposé.

Le gouvernement français a également conservé ses prisonniers tant que la paix n’était pas signée et que le traité lui-même n’ait été contrôlé. Le 14 octobre 1919 le Ministre de l’Intérieur peut enfin informer les préfets qu’ « à la suite de la vérification du traité de paix par le Parlement, le Gouvernement a décidé de libérer, par mesure générale, tous les sujets des nations ennemies encore retenus dans les camps de concentration… Il ne doit donc plus rester dans les camps d’internés que certains individus considérés comme douteux ou se trouvant sous le coup de poursuites judicaires ».

Après le 15 novembre 1919, il ne restait plus que quatre fonctionnaires au dépôt de l’Île longue pour surveiller le petit nombre d’internés qui y étaient encore détenus. Difficile pour eux de s’opposer aux évasions sans l’appui de la compagnie de surveillance désormais licenciée.

Selon un état du 25 février 1920, ils furent treize à réussir leur évasion du camp de l’Île-Longue. Ce chiffre inclut-il les prisonniers de guerre évadés avant le transfert du dépôt au Ministère de l’Intérieur ? Il est par contre difficile d’établir un bilan du nombre des tentatives d’évasions du camp de l’Île-Longue et ce n’était d’ailleurs pas le but de cet article. En fait les tentatives d’évasions se sont multipliées à partir du printemps 1919 alors que les traités de paix étaient en cours de négociation entre les belligérants : Allemagne (28 juin 1919), Autriche (10 septembre 1919), Bulgarie (27 novembre 1919), Hongrie (4 juin 1920), Empire ottoman (10 août 1920). Comment dès lors pour ces internés, dont certains étaient arrivés à l’Île longue dès novembre 1914, ne pas se montrer impatients et tenter d’obtenir par eux-mêmes la liberté que les diplomates tardaient à leur accorder ?

Pour en savoir plus :

  • Didier CADIOU, « Les derniers mois du camp d’internement de l’Île longue », in Avel Gornog, n° 18, Crozon, juillet 2010, pp. 34-50.
Traité de l'Elysée

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