Bandeau
le camp d'internement 1914-1919
Le camp d’internés 1914-1919

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

Latrines
Article mis en ligne le 15 janvier 2019

par Gérard
logo imprimer
Localisation des latrines

L’hygiène est un problème important lors de la concentration de nombreuses personnes dans un espace confiné. La construction de latrines est donc une priorité dans l’édification d’un camp. Sur l’île Longue, les premières latrines sont érigées dès le début des travaux de construction. Au total, il y aura quatre séries : trois pour les internés. Elles sont situées à l’extrémité de chaque rangée de camp, une au sud-est et deux au nord-ouest. Elles sont composées de 17 cabines montées sur un châssis de 90 cm de hauteur. Devant les cabines se trouve une passerelle accessible à pied par un escalier. Il n’y a pas de garde-corps. Chaque cabine a une porte à mi-hauteur. Un seau hygiénique est placé sous chaque cabine. Les seaux sont vidés dans la mer tous les jours et rincés une fois par semaine avec une lance à incendie [1].

Latrines ; à l’arrière-plan la cantine, au premier plan le couvercle d’une citerne en carton goudronné déchiqueté

On croit généralement que les selles sont considérées comme normales de trois fois par jour à une fois tous les trois jours. Peut-être plus souvent avec les conditions de vie dans le camp. En supposant que chaque interné a un besoin urgent une ou deux fois par jour, environ 2 000 hommes ce qui fait 3 000 visites par jour. Si nous continuons à supposer qu’il y a une nuit de sommeil d’environ sept heures, il y a un homme dans chacune des 51 cabines toutes les 14 minutes. Et ça ne peut pas durer plus longtemps, sinon il y a la queue. Mais cela peut quand même arriver, par exemple, après l’endurance matinale. Les portes des cabines s’ouvrent et se ferment presque 120 fois par jour. Il n’est pas étonnant qu’elles doivent être réparées [2].

Derrière les latrines, il y a un urinoir supplémentaire derrière un écran d’intimité sur toute la longueur. Les urinoirs sont reliés à la conduite d’évacuation des eaux usées menant directement à la mer.

À droite les latrines pour l’administration et la garde ; à l’arrière-plan, les casemates

Les hommes âgés [3] sont gênés par les longs chemins qui mènent de la baraque aux latrines, surtout la nuit, en particulier dans des vêtements de nuit et des chaussures de bois sur une route en gravier. Les escaliers et la passerelle sans balustrade ne sont pas non plus sans danger.

La quatrième série de latrines n’est composée que de deux cabines et est réservée au personnel administratif et aux agents de surveillance. La fonction est la même que les autres, mais les seaux sont plus petits. Il n’y a pas non plus de passerelle devant les cabines, mais seulement trois marches d’accès direct.


< Les baraques « Adrian » | Cuisines >


Notes :

[1Inspektionsbericht ???

[2Camp des Prisonniers de l’île Longue : Inventaire des immeubles et meubles appartenant au Génie militaire et existant dans le camp ou ses dépendances à la date du 16 Août 1916, Archives départementales du Finistère

[3August REIFFEL, « Von 1914 bis 1917 als Geisel in französischer Gefangenschaft » (Otage en captivité française de 1914 à 1917)


puceContact puceEspace rédacteurs puce RSS

2012-2019 © Le camp d’internés 1914-1919 - Tous droits réservés
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.21