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le camp d'internement 1914-1919
Le camp d’internés 1914-1919

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

Le paquebot hollandais « Nieuw-Amsterdam »

Le « Nieuw-Amsterdam », paquebot de la compagnie « Holland-Amerika Lijn », battant pavillon hollandais, appareille de New-York le 25 août 1914 pour rejoindre Rotterdam. Parmi le millier de passagers se trouvent plusieurs centaines d’Allemands et d’Autrichiens qui voyagent par obéissance à l’ordre de mobilisation ou pour leurs affaires.

Le navire est arraisonné le matin du 2 septembre 1914, à l’ouest des Casquets, dans la Manche (49° 51’ N et 03° 36’ W) par le croiseur auxiliaire français « Savoie » qui envoie à son bord l’enseigne de vaisseau Guy Vittu de Kenaoul et une équipe de fusiliers marins. Il est dérouté vers Brest et tous les hommes âgés de 16 à 60 ans qui ne peuvent justifier d’une nationalité neutre ou alliée sont débarqués le 3 septembre. Dans un premier temps les officiers sont dirigés vers le château de Brest, les autres sont convoyés vers le fort de Crozon. Au cours du transfert vers Crozon, au Fret, un prisonnier est abattu par un officier français.

Le « Nieuw-Amsterdam » est autorisé à repartir vers Rotterdam la 6 septembre 1914. Sa cargaison, de la farine de maïs ainsi que des barres d’argent appartenant à la banque nationale de Hollande, a été saisie et fera l’objet d’une longue procédure juridique.

Au bilan, 714 hommes (457 Allemands et 257 Austro-Hongrois) sont ainsi internés. Une majorité d’entre eux passera près de 5 ans, de novembre 1914 à octobre 1919, dans le camp de l’Ile Longue. C’est parmi ces passagers du « Nieuw-Amsterdam » que se trouvent ceux qui feront du camp de prisonniers de l’Ile Longue une originalité culturelle.

Le « Nieuw-Amsterdam » par Jean-Pierre Kérinec (2014)

Nous connaissons quatre récits différents de la capture du « Nieuw-Amsterdam » :

  • le rapport officiel de la marine française ;
  • le récit de Hermann von Boetticher, passager allemand, emprisonné à l’Ile Longue ;
  • le récit de Edward Eyre Hunt, américain, qui a pu repartir le 6 septembre 1914 avec le navire ;
  • le récit de Béla Barabas, député hongrois qui, en raison de son âge, a pu lui aussi repartir avec le « Nieuw-Amsterdam ».
le paquebot hollandais « Nieuw-Amsterdam »

Le quotidien français « L’Ouest-Eclair » mentionne dans deux articles la capture du « Nieuw-Amsterdam » :

« L’Ouest-Eclair », édition de Rennes, n° 2736, du vendredi 4 septembre 1914, page 4
« La chasse aux navires
Brest, 3 septembre [1914] – Le croiseur Lavoisier vient de capturer le cargo-boat hollandais Tambora, 5 000 tonnes, allant de Batavia à Rotterdam. Il est gardé dans l’avant-port de Brest.
Le paquebot hollandais Newnamsterdam [sic] de 17 000 tonnes, capturé au large, est attendu ce matin.
Convoyé par le croiseur auxiliaire Savoie, le steamer anglais Tirgrove allant de Westhartlepool à Nantes avec un chargement de charbon, a relâché à Brest pour aveugler une voie d’eau. Le capitaine croit avoir heurté une épave sous-marine. »

« L’Ouest-Eclair », édition de Rennes, n° 2736, du dimanche 6 septembre 1914, page 4
« Des mobilisés allemands à bord d’un navire hollandais
Brest – 5 septembre – A bord du transatlantique hollandais New-Amsterdam (sic), capturé par la Savoie, se trouvaient 400 sujets allemands et 250 autrichiens, allant prendre du service dans leur pays. Ils ont été internés au fort du Bouguen et au fort de Crozon.
Le navire hollandais Fortuna, venant des Antilles avec du café, des marchandises et quelques lingots d’argent, a été arrêté par le Friant et conduit à Brest. »

Le « New-York Times » annonce laconiquement la capture du « Nieuw-Amsterdam » dans son édition du 6 septembre 1914 :

"German reservists held taken from the Nieuw Amsterdam and made prisoners by France

PARIS- Sept 5 - A Brest dispatch to the Temps says that 400 Germans and 250 Austrians were found aboard the Holland-American liner Nieuw Amsterdam, which was detained by the French liner Savoie, now an armored ship in the Government service. The prisoners have been taken to Crozon, Finistere.
The steamer Nieuw Amsterdam sailed from New York on Aug. 25 for Boulogne and Rotterdam".

A son tour, l’hebdomadaire « Le Courrier du Finistère », dans son édition du samedi 12 septembre 1914, relate l’événement :

" Sur Mer
[…] Quatre navires hollandais arrêtés en Manche ont été conduits à Brest. Ce sont l’Atlas, arrêté par le Lavoisier, le Fortuna, arrêté par le Friant, le New-Amsterdam (sic), arrêté par le croiseur auxiliaire Savoie, et enfin le Tamoura.
Les deux premiers ont été conduits dans l’arsenal pour être déchargés.
Le New-Amsterdam est un magnifique paquebot qui rapatriait 600 Allemands et 250 Autrichiens, tous réservistes allant prendre du service pour la guerre. Ils ont été internés au fort de Crozon. Dans le nombre se trouvaient 32 officiers dont 7, qui étaient médecins, ont été relâchés en vertu de la convention de Genève. Les 25 officiers restants sont enfermés au Château (ndlr : de Brest). Le New-Amsterdam, allégé de ses passagers, a été autorisé à continuer sa route." […]

sources :
Archives nationales 20060046/2,
Archives départementales du Finistère,
Service historique de la défense (marine) SSEa 410.

Les articles de cette rubrique
Le récit de Béla Barabas
Article mis en ligne le 22 septembre 2012
dernière modification le 14 octobre 2012
Traité de l'Elysée

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